Police municipale armée, ou non ? Une ville propre, mais comment ? Quelle place pour la voiture ? Sept candidats à la mairie de Paris ont égrené leurs mesures et tenté de convaincre les électeurs, lors d’un premier débat mercredi soir sur LCI.
Le premier à se jeter dans le bain est Cédric Villani, selon un tirage au sort. En cinq minutes, le mathématicien médaillé Fields, promet qu’”on n’entendra plus les Parisiens parler sans cesse de leurs problèmes du quotidien, parce qu’ils souffrent”.
“Ils souffrent de problèmes d’embouteillage et souffrent de la pollution, des rues qui ne sont pas propres et qui sont insécures”, martèle le député exclu de LREM pour avoir refusé de se rapprocher du candidat officiel, à l’époque Benjamin Griveaux. Un coup de coude échangé avec le mathématicien pour le saluer, et voici la maire PS sortante, Anne Hidalgo, sur le plateau pour décrire son rêve d’une ville à l’image des quais de Seine, dont la piétonnisation a été émaillée de nombreux rebondissements judiciaires, “une ville où on respire, où on peut lâcher la main de nos enfants, on peut se promener, une ville où on réduit la place de la voiture, réduit les pollutions”.
“Je cours en apnée sur les berges qui sont des latrines à ciel ouvert”, lui a répondu, plus tard, la candidate LR Rachida Dati, qui a dénoncé une “anarchie partout (...) dans la circulation, dans les travaux, dans l’espace public”.